Décès : 50e anniversaireJules Supervielle
Poète français
Poète et écrivain français, Jules Supervielle voit le jour le 16 janvier 1884 en Uruguay. Il décède le 17 mai 1960. Jules Supervielle disait être « né sous les signes jumeaux du voyage et de la mort. » Parcours et explications.
En cette fin de XIXe siècle, Jules Supervielle fait partie d'une famille française qui a récemment émigré en Uruguay où elle fonde une banque..
Une vie qui commence mal
Le poète naît dans ce pays, à Montevideo, en 1884. La même année, le petit Jules et ses parents rentrent en France pour rendre visite à leur famille. Son père et sa mère meurent brutalement, sans doute empoisonnés par l'eau d'un robinet ou victimes du choléra à Oloron-Sainte-Marie. . D'abord élevé par sa grand-mère, le petit Jules retourne en Uruguay en 1886, ramené par son oncle Bernard qui l'élève avec sa femme comme s'il était son propre fils.
Un premier livre de fables
A l'âge de neuf ans, le petit Jules apprend par hasard qu'il n'est que le fils adoptif de son oncle et sa tante. Il commence la rédaction d'un livre de fables sur un registre de la banque Supervielle. En 1894, son oncle et sa tante s'installent à Paris. Jules y fera toutes ses études secondaires. Jules commence à écrire des poèmes en cachette vers 1898 et publie en 1901, à compte d'auteur, une plaquette de poèmes intitulée Brumes du passé. Jules poursuit ses études jusqu'à la licence de lettres. En 1907 il épouse Pilar Saavedra à Montevideo. De cette union naîtront six enfants, nés entre 1908 et 1929.
Poèmes, amour et amitiés
De 1914 à 1917, Jules est mobilisé au ministère de la Guerre, en raison de ses compétences linguistiques. La parution de ses poèmes en 1919 attire l'attention de Gide et de Valéry et lui permet de rentrer en contact avec La Nouvelle Revue française (NRF). Quelques années plus tard commence deux longues amitiés ; l’une avec Henri Michaux, l’autre avec de Jean Paulhan auquel il soumettra tous ses textes. En 1927 il se lie également avec le poète autrichien Rainer Maria Rilke et publie Gravitations un des recueils poétiques majeurs du XXe siècle. Sa première pièce importante, La Belle au bois, voit le jour à cette époque. Par ailleurs, il ne cessera de remanier ses textes, donnant lieu à de multiples rééditions, et les fait passer souvent d'un genre littéraire à un autre.
Les années d'exil
Il se lie avec Etiemble en 1938, puis l’année suivante commencent des années difficiles : la tension internationale, des difficultés financières et des ennuis de santé (problèmes pulmonaires et cardiaques) conduisent Jules Supervielle à s'exiler pour sept ans en Uruguay.
La banque Supervielle fait en effet faillite en 1940 et le poète est ruiné. Mais son activité littéraire est toujours aussi intense et ses pièces de théâtre seront par la suite montées par de grands metteurs en scène, dont Louis Jouvet. Il continue par ailleurs de s'adonner à des traductions (Guillen, Lorca, Shakespeare...) et recevra plusieurs prix littéraires tout au long de ces années de la maturité.
La consécration
Nommé attaché culturel honoraire auprès de la légation d'Uruguay à Paris, Supervielle rentre en France en 1946. À cette époque, il souffre d'arythmie et des séquelles de son affection pulmonaire. Supervielle écrit à ce moment-là aussi quelques pages sur sa conception de la poésie : en songeant à un art poétique, à la suite de son recueil poétique Naissances.
Elu Prince des poètes par ses pairs en 1960, Supervielle meurt dans son appartement parisien le 17 mai ; il est inhumé à Oloron-Sainte-Marie. En octobre de cette même année, la NRF fait paraître un numéro spécial qui lui rend hommage. Au trentième anniversaire de sa mort, en 1990, la ville d’Oloron-Sainte-Marie crée le prix Jules-Supervielle.
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LIVRES & CD
Jules Supervielle
L'enfant de la haute mer
La fable du monde
Le voleur d'enfants
Jules Supervielle : Choix de poèmes
Supervielle : Oeuvres poétiques complètes
En cette fin de XIXe siècle, Jules Supervielle fait partie d'une famille française qui a récemment émigré en Uruguay où elle fonde une banque..
Une vie qui commence mal
Le poète naît dans ce pays, à Montevideo, en 1884. La même année, le petit Jules et ses parents rentrent en France pour rendre visite à leur famille. Son père et sa mère meurent brutalement, sans doute empoisonnés par l'eau d'un robinet ou victimes du choléra à Oloron-Sainte-Marie. . D'abord élevé par sa grand-mère, le petit Jules retourne en Uruguay en 1886, ramené par son oncle Bernard qui l'élève avec sa femme comme s'il était son propre fils.
Un premier livre de fables
A l'âge de neuf ans, le petit Jules apprend par hasard qu'il n'est que le fils adoptif de son oncle et sa tante. Il commence la rédaction d'un livre de fables sur un registre de la banque Supervielle. En 1894, son oncle et sa tante s'installent à Paris. Jules y fera toutes ses études secondaires. Jules commence à écrire des poèmes en cachette vers 1898 et publie en 1901, à compte d'auteur, une plaquette de poèmes intitulée Brumes du passé. Jules poursuit ses études jusqu'à la licence de lettres. En 1907 il épouse Pilar Saavedra à Montevideo. De cette union naîtront six enfants, nés entre 1908 et 1929.
Poèmes, amour et amitiés
De 1914 à 1917, Jules est mobilisé au ministère de la Guerre, en raison de ses compétences linguistiques. La parution de ses poèmes en 1919 attire l'attention de Gide et de Valéry et lui permet de rentrer en contact avec La Nouvelle Revue française (NRF). Quelques années plus tard commence deux longues amitiés ; l’une avec Henri Michaux, l’autre avec de Jean Paulhan auquel il soumettra tous ses textes. En 1927 il se lie également avec le poète autrichien Rainer Maria Rilke et publie Gravitations un des recueils poétiques majeurs du XXe siècle. Sa première pièce importante, La Belle au bois, voit le jour à cette époque. Par ailleurs, il ne cessera de remanier ses textes, donnant lieu à de multiples rééditions, et les fait passer souvent d'un genre littéraire à un autre.
Les années d'exil
Il se lie avec Etiemble en 1938, puis l’année suivante commencent des années difficiles : la tension internationale, des difficultés financières et des ennuis de santé (problèmes pulmonaires et cardiaques) conduisent Jules Supervielle à s'exiler pour sept ans en Uruguay.
La banque Supervielle fait en effet faillite en 1940 et le poète est ruiné. Mais son activité littéraire est toujours aussi intense et ses pièces de théâtre seront par la suite montées par de grands metteurs en scène, dont Louis Jouvet. Il continue par ailleurs de s'adonner à des traductions (Guillen, Lorca, Shakespeare...) et recevra plusieurs prix littéraires tout au long de ces années de la maturité.
La consécration
Nommé attaché culturel honoraire auprès de la légation d'Uruguay à Paris, Supervielle rentre en France en 1946. À cette époque, il souffre d'arythmie et des séquelles de son affection pulmonaire. Supervielle écrit à ce moment-là aussi quelques pages sur sa conception de la poésie : en songeant à un art poétique, à la suite de son recueil poétique Naissances.
Elu Prince des poètes par ses pairs en 1960, Supervielle meurt dans son appartement parisien le 17 mai ; il est inhumé à Oloron-Sainte-Marie. En octobre de cette même année, la NRF fait paraître un numéro spécial qui lui rend hommage. Au trentième anniversaire de sa mort, en 1990, la ville d’Oloron-Sainte-Marie crée le prix Jules-Supervielle.
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Jules Supervielle
L'enfant de la haute mer
La fable du monde
Le voleur d'enfants
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