samedi 15 août 2009

23 août 1939 : Le pacte germano-soviétique




23 août 1939
Le pacte germano-soviétique



Le 23 août 1939 l’Union Soviétique et l’Allemagne signent un pacte de non agression. Dernière et importante étape dans la stratégie expansionniste de Hitler et bonne affaire pour Staline qui compte bien profiter des attaques de l’armée allemande. Rappel des faits

Le Pacte germano-soviétique (ou Pacte Molotov-Ribbentrop) est le nom communément donné au Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), signé le 23 août 1939. Outre un accord de non-agression, ce pacte définit aussi une répartition des sphères d'influences de l'Allemagne et de l'URSS dans les pays les séparant. Henry Kissinger dans son livre Diplomatie, qualifie ce pacte de « plus grand coup diplomatique de génie du XXe siècle ». Il reste aussi une des questions les plus controversées de l'histoire des origines de la Seconde Guerre mondiale. Il fut rompu le 22 juin 1941, lorsque l'Allemagne nazie envahit l'URSS.


L’Allemagne reprend la main

Fortement muselée et étroitement surveillée pendant les années qui suivent la fin de la première Guerre Mondiale, l’Allemagne connaît une décennie d’humiliations imposées aux vaincus et de grandes difficultés économiques aggravées par la crise mondiale qui éclate en 1929. Ce sont ces conditions qui amènent petit à petit les nazis au pouvoir, alors que de nombreux pays d’Europe accusent les difficultés de la crise mondiale tout en craignant fortement le bolchevisme. En violation du traité de Versailles, signé à la fin de la Première Guerre mondiale mais progressivement vidé de son contenu, l'Allemagne nazie a réoccupé la Ruhr, réintroduit le service militaire et grandement développé son potentiel militaire.


Le fascisme, rempart contre le communisme

L’Allemagne reprend donc la main en profitant des situations à la fois complexes et contradictoires qui règnent en Europe ; certains pensant qu’après tout l’esprit germanique pourrait être le seul à pouvoir faire plier l’URSS, dont le bolchevisme devient un épouvantail…de taille. Comme cela s’était déjà produit en 1917. Le fascisme qui naît en Italie avec Mussolini dans les années 1920 semble à la fois une réponse aux questions sociales, économiques et politique tout en éloignant et combattant le communisme, contre lequel les armées occidentales ont combattu, en continuité de la Grande Guerre, avant de s’essouffler.


Les « Rouges » de l’intérieur

La crainte dans les pays démocratiques Europe de l’Ouest est alors de voir les « Rouges » prendre le pouvoir de l’intérieur. On assiste donc à des prises de pouvoir radicales (Italie, Espagne) ou (pseudo) démocratiques (Allemagne) qui conduisent à une radicalisation de la pensée. Ces données expliquent en grande partie le « laisser-faire » accordé par la Grande-Bretagne et la France qui vivent sur leurs lauriers de 1918 et entretiennent, notamment en France des démocraties qui ont du mal à s’assumer et dont le fonctionnement politique manque de stabilité. Lire la suite

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